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FOCOM 49

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5 août 2015

La nouvelle distribution du courrier ne passe pas comme une lettre à la poste

 

Les horaires de tournées des facteurs du bureau de poste de Nogent ont changé. Une partie du courrier est désormais distribuée l’après-midi


Thierrey Lamouche FO, Karine Jacquet Sud.

Thierrey Lamouche FO, Karine Jacquet Sud.

Depuis le 21juillet, le bureau de poste de Nogent-sur-Seine, qui distribue le courrier dans la sous-préfecture, mais aussi dans les vingt-deux autres villages de la communauté de communes et à Avant-lès-Marcilly, connaît un grand changement. En effet, une pause méridienne entre 11h40 et 12h40 est maintenant obligatoire.

Les facteurs déposent donc le courrier chez une partie des habitants de Nogent, dans les villages de Marnay-sur-Seine, Fontaine-Mâcon La Motte-Tilly, Saint-Aubin, entre autres, l’après-midi jusqu’à 14h45. L’intersyndicale CGT-FO-Sud relève un manque de communication auprès des usagers, surpris de voir les agents arriver dans l’après-midi.

Quatre tournées ont été supprimées au bureau de poste de Nogent, chargeant ainsi les treize restantes. Les représentants syndicaux ont fait appel à un cabinet indépendant pour une expertise.

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24 juillet 2015

Conflit avec la Poste : les Bénédictins bloquent le tri

 

Société

Les Bénédictins très motivés.

Les Bénédictins très motivés.

Après les manifestations du lundi 20 juillet devant le bureau de poste de Saint-Benoît-de-Carmaux, les Bénédictins, toujours en colère, ont décidé, ce mercredi 22 juillet, de bloquer le centre de tri avec leurs élus et en présence du maire Thierry San Andres.

Plus d'une centaine de personnes a donc, dès 7 heures du matin, pris possession des lieux en bloquant l'entrée du centre de tri, empêchant ainsi les facteurs de venir récupérer le courrier pour la distribution. Interrogés sur le pourquoi de ce mouvement qui semble vouloir perdurer, Nicole, Marie-José, Annie, trois Bénédictines motivées, ont déclaré : «Depuis 7 heures ce matin on est là pour empêcher la fermeture de notre bureau de poste, nous ne voulons pas que cela arrive, car, dit Nicole avec détermination, à long terme, ce sera la fermeture définitive de la Poste, ils pensent «pécuniaire», ajoutent-elles, mais l'humain n'est pas pris en compte, ils ignorent les personnes âgées».

De son côté, Serge Entraygue, ancien maire et conseiller général, précise : «nous bloquons le centre de tri pour obtenir de la direction de la Poste, plus exactement de l'entité du bureau de poste, les mêmes horaires que la poste de Blaye-les-Mines, et nous poursuivrons le mouvement jusqu'à la réunion avec la Direction départementale ; ce matin, nous avons demandé au directeur d'appeler sa direction pour que nous puissions discuter». Pour nous, ajoute David Thomas, deuxième adjoint, «nous voulons la confirmation par courrier que la Poste gardera les mêmes horaires, tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction, assure-t-il avec force, nous ne céderons pas».


17 juillet 2015

Grève de la poste : ils ne renoncent pas

 

Société

Personnels et syndicats manifestaient en mai dernier./Photo Jessy Périé
Personnels et syndicats manifestaient en mai dernier./Photo Jessy Périé

Le bras de fer entre La Poste et ses employés n'est pas terminé. Les seconds demandaient au premier, en mai dernier, de revenir sur le plan de réorganisation prévu. À savoir notamment : une réduction d'horaires et une diminution des effectifs dans les bureaux de Villeneuve, Eysses, Sainte-Livrade, Pujols, Casseneuil et Castelmoron. Soutenus par les syndicats CGT FAPT 47 et FO COM 47, les guichetiers s'étaient mis en grève jusqu'à obtenir un accord le 12 mai dernier, à Périgueux. «Nous avions signé un protocole de fin de conflit. Des groupes de travail ont été organisés afin de réfléchir à des solutions, mais à l'arrivée, aucun suivi ni compte rendu ne nous ont été remis. La Poste ne parle que chiffres et productivité», déplore Béatrice Arias, secrétaire départementale FO COM.

Retour en arrière

La restructuration est donc revenue au programme, entraînant le dépôt d'un nouveau préavis de grève illimité pour le 15 juillet. «Les employés sont prêts à faire plus d'heures et à être polyvalents si cela permet de garder les horaires habituels. Entre midi et deux heures notamment». Pas encore de chiffres officiels du côté des syndicats, mais ils estimaient selon les prévisions un taux de 60 ou 70 % de grévistes au 15 juillet. De son côté, la direction en annonçait 23 %. Elle assure que «des propositions ont été faites à l'issue des groupes de travail, mais refusées par les agents». Propositions non détaillées par ailleurs, et qui ne comprenaient pas d'annulation des modifications d'horaires ni d'effectifs. Trois bureaux sur six étaient fermés hier (ceux d'Eysses, Pujols et Casseneuil), en raison du déplacement des employés sur les plus grosses agences (Villeneuve, Sainte-Livrade et Castelmoron) afin de remplacer le personnel mobilisé.

 

8 juillet 2015

La Poste retire le smartphone à 250 facteurs

 Quand la transformation numérique se heurte à la grogne syndicale. A La Poste, des craintes sur l'emploi menacent désormais le déploiement des smartphones.

Inventer le facteur de demain grâce aux outils numériques. Telle est l'ambition du projet Factéo de La Poste. Depuis son coup d'envoi en 2012, il vise à équiper l'ensemble des facteurs d'un smartphone. Du coup, plus de paperasse : organisation des tournées, accusés de réception, réexpéditions, scan de colis, signatures... tout est géré sur l'écran d'un mobile. A terme, l'outil servira de berceau aux futurs services de La Poste comme la relève de compteurs ou la visite des personnes isolées.

Facteur sur smarphone avec Factéo


En quatre ans, près de 100 millions d'euros auront été investis. Objectif : déployer pas loin de 90 000 smartphones, au moins un par facteur. Mais l'initiative n'est pas au goût de tous. Depuis la genèse du projet, plusieurs syndicats dénoncent « une technologie mise au service de la réduction d'emplois ». En cause, les gains de productivité qui pourraient supprimer des postes sédentaires.

Jusqu'ici cette grogne n'avait que peu d'impact sur les déploiements. Mais début juin, les 250 mobiles distribués dans la plaque de Lisieux (Calvados) ont été retirés aux facteurs après seulement deux mois d'utilisation. La raison ? Une plainte du CHSCT et du syndicat CGT sur « les conditions de sécurité et de santé physique et mentale des personnels concernés ». Avant tout déploiement, les syndicats réclament une analyse d'impact.

Application tournée Factéo pour les facteurs


La direction régionale de La Poste a donc dû mandater le cabinet Secafi pour évaluer les conséquences d'une dotation de smarphones sur les conditions de travail. Et dans l'intervalle, elle a préféré retirer les mobiles. Mais l'expertise concerne aussi l'impact sur l'emploi, principal enjeu pour les syndicats. « Le déploiement de ce téléphone et des applications qui vont avec permet à la direction de récupérer 6 minutes par jour et par agent. Ça représente 5,4 emplois à temps plein rien que sur la plaque de Lisieux, alors imaginez à l'échelle nationale » explique Christophe Musslé, délégué CGT.

Aujourd'hui près de 64 000 smartphones ont été déployés sur les 90 000 prévus d'ici la fin 2015. La Poste répète à l'envi que le projet a été co-construit, avec et pour les facteurs. Que deux heures de communications personnelles et des SMS illimités sont autorisés. Et qu'enfin, 92% des utilisateurs sont satisfaits.

Alors le retrait de Lisieux restera-t-il une péripétie locale ? C'est possible. Mais quand on connaît la puissance des syndicats à La Poste et leur hostilité au projet, c'est la transformation numérique de l'établissement qui pourrait être menacée.

7 juillet 2015

Val-de-Reuil (Eure) : des taxis pour remplacer les facteurs en grève

 Les facteurs des centres de tri de Louviers, Val-de-Reuil et Alizay, en grève depuis le 22 juin, ont appris que la direction de la Poste utilise des taxis pour distribuer le courrier à leur place. Les postiers protestent contre la réorganisation de leurs tournées.

 © France 3 Haute-Normandie

Des taxis pour remplacer les facteurs. Les postiers des plateformes courrier de Louviers, Val-de-Reuil et Alizay, en grève illimitée depuis le 22 juin, ont appris que la direction de la Poste a fait appel à des taxis pour distribuer le courrier. Cette nouvelle risque de mettre le feu aux poudres, alors que les négociations entre les agents et la direction sont bloquées depuis deux semaines. Tout le monde n'est habituellement pas autorisé à distribuer le courrier : les postiers font le serment de respecter le secret des correspondances.

Une baisse du volume de courrier de 6% par an

Les facteurs - dont 80% ont cessé le travail, selon les syndicats - protestent contre la réorganisation de leurs tournées, qui était prévue le 1er juillet. La direction prévoyait notamment l’allongement des tournées et la mise en place de tournées sacoche, préparées par un autre agent que les facteurs. A l’origine de ces changements : une baisse du volume de courrier estimée à 6% par an entre 2013 et 2018, avec la concurrence des échanges numériques. Ce déclin des communications sur papier pourrait faire diminuer le résultat d’exploitation de la Poste de 350 millions d’euros en 2020. En janvier 2014, son PDG Philippe Wahl affirmait déjà la nécessité, pour le groupe, de « changer de modèle ».

Les facteurs s’inquiètent des conséquences de ces évolutions sur leurs conditions de travail. Dans les centres de tri de Louviers, Val-de-Reuil et Alizay, les négociations avec la direction restent bloquées. 


 

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4 juillet 2015

Tensions sociales à Nantes et à Rennes

 

01/07/2015 – 08H00 Rennes (Breizh-info.com) – La Poste a décidé de restructurer complètement le front office et le middle office de ses activités bancaires et financières. Les syndicats dénoncent un projet qui va détruire des milliers d’emplois et ont appelé à durcir le mouvement, alimenté par l’exaspération des postiers face aux restructurations multiples de leur entreprise. Nantes et Rennes sont particulièrement concernés.

La restructuration du middle office a comme nom de code Excello : le but est de restructurer les 23 centres financiers du middle office, impactant 3004 salariés. Par ailleurs deux projets codés « concerto » et « cap client 3.0 »ont pour objectif de restructurer le front office, en contact avec la clientèle. Les clients seront dirigés vers des automates vocaux et non plus des conseillers et de réorganiser plusieurs services, dont celui des réclamations, transformé en « directions solutions clients » et concentrés en 6 centres inter-régionaux.

Le maillage ne devrait pas voir disparaître les centres financiers mais réorganiser lourdement les services, notamment en spécialisant les centres sur une ou quelques activités, et en créant des centres nationaux – les avis à tiers détenteurs à Paris, les activités fiscales à Châlons en Champagne, le droit de communication à Orléans, le surendettement à Ajaccio etc. Certains centres cumuleront plusieurs activités : ainsi à Orléans, outre le droit de communication, seront traitées une partie des saisies judiciaires pour la France entière, le contentieux pour la moitié nord de la France, des opérations régionales et une partie des successions. En Bretagne en revanche la Poste n’a pas prévu d’implanter des centres névralgiques : à Rennes sera implantée la direction des « solutions clients » (anciennement des réclamations) pour la direction interrégionale et à Nantes seront traitées d’autres opérations pour cette même circonscription.

Le projet prévoit une plus grande automatisation des tâches et une segmentation poussée de la clientèle. Sur la plupart des centres financiers, ces changements concernent entre la moitié et les trois quarts des salariés qui devront changer de métier ou se reclasser dans les quatre ans. Par ailleurs l’intersyndicale SUD, CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO, UNSA a accusé La Poste de vouloir supprimer 20% des 16.674 salariés qui travaillent dans les centres financiers avant 2017 ; 1.893 postes y ont déjà été supprimés en 2014.

A Rennes en particulier, les postiers se sont mis en grève contre ce projet le 23 juin. Mais le mouvement prend de l’ampleur depuis début juin à Bordeaux, Nantes, Ajaccio, Dijon, Grenoble, Lille, Marseille ou encore Toulouse : plus de 3.000 grévistes ont été recensés par la seule CGT-FAPT, tous des salariés directement concernés par le projet et qui en ont assez des restructurations en permanence, au milieu desquelles aucun travail serein n’est possible.

L’exaspération des postiers est compréhensible. En 2014, alors que le groupe la Poste enregistrait un CA de 22,1 milliards d’€ (+2,1%) et un résultat d’exploitation de 719 milions d’euros (-7,6%), le groupe a supprimé 7.352 emplois en France. Et cela continuera à cause de la démographie particulière de la Poste : « la part des postiers de plus de 55 ans dans l’effectif total est désormais de 25,5% » relève la CGT-FAPT, qui constate aussi que la Poste recourt aux contrats d’avenir (1400) mais refuse de les transformer en emplois durables : 64% d’entre eux n’ont pas eu de proposition de contrats. La Poste est aussi un pays de bas salaires: « 71,2% des agents ont des salaires inférieurs ou égaux à seulement 2000 euros nets mensuels ». En même temps, la Poste a bénéficié de 352 millions d’euros au titre du Crédit Impôts Compétitivité Emplois, un dispositif censé… récompenser les entreprises qui créent des emplois, et qui est de facto devenu une tirelire pour salarier des plans de restructurations pour les géants français.

D’autres services postaux touchés par les restructurations

Il n’y a pas que la banque qui est concernée par les réorganisations. Celles-ci se font tous azimuts, et donnent le tournis. Parfois, une réorganisation n’est même pas finie qu’une autre s’enclenche, à la faveur d’un nouveau plan stratégique. Un contexte très destabilisateur pour les agents qui nourrit un important absentéisme à cause de raisons de santé – 6,37% – en baisse chez les fonctionnaires plus âgés et en hausse chez les contractuels plus jeunes.

Un certain mal-être règne aussi dans les rangs, minés par des lendemains qui ne chantent plus – notamment la quasi-disparition prévue du courrier papier – en plus des incertitudes professionnelles liées aux réorganisations à répétition, qui elles-mêmes engendrent des coûts de restructuration qui engendrent de nouveaux déficits, et donc de nouveaux besoins de réorganisations. Un cercle vicieux dont ne parvient pas à se sortir la Poste, pas plus que d’autres géants parapublics (comme France Telecom devenu Orange) ou privés (PSA, Alcatel-Lucent…) Sud-PTT dénonce de son côté un coût qui échappe au réforme : « le coût des fonctions de direction qui explosent » puisque qui dit réorganisation dit nouvelles structures et qui dit nouvelles structures dit nouveaux directeurs… bien payés.

Ainsi, après plusieurs réorganisations, une nouvelle concerne une fois de plus la direction Technique : plusieurs services vont fermer et 332 postiers devront changer de poste. Si la direction pointe 91 emplois supprimés, selon les syndicats ce serait plutôt « 130, 140, peut-être plus ». De la même façon, les secteurs bancaires locaux seront réformés, avec la création d’une chaîne de cinq (!) niveaux d’encadrement par secteur, même si 80% d’entre eux n’auront que trois encadrants. Au niveau national, l’on passe de 2397 à 1606 secteurs, d’ici au 1er janvier 2016. Autre idée de la Poste, pour l’instant en phase de test : faire distribuer les colis « boxables » par les facteurs lettres, ce qui pourrait justifier selon les syndicats de nouvelles suppressions de postes dans la filiale dédiée, Coliposte. Qu’est-ce que c’est ? Le management de la Poste a imaginé que les colis qui font la moitié du volume d’une boîte à lettres (BAL) normalisée seront distribués par les mêmes facteurs que ceux qui portent les lettres et journaux, et ce sans limite de poids. Le problème, c’est que les BAL normalisées ne sont qu’une petite partie des boîtes à lettre françaises : entre les casiers à lettres des immeubles, les fentes dans les portes de ville et toutes les fantaisies rurales ou de banlieue, l’application risque d’être coton.

Les missions de service public et les bureaux de Poste à la casse

A terme, écrit SUD-PTT 44-85 «la Banque Postale compte réorganiser totalement la présence commerciale en fonction du potentiel commercial du secteur des bureaux de poste » et non plus à partir de l’implantation historique de la Poste. Ce qui risque de donner « de luxueuses agences commerciales pour les clients les + aisés, et pour les usagers ordinaires qui soi-disant cannibalisent les guichets, des bureaux ESCI avec un maximum d’activités sur des automates ou d’autres partenariats », par exemple les activités postales traitées par les caissières des supérettes ou les agents municipaux en zone rurale. Les bureaux ESCI sont pourvus d’automates pour les encaissements – les agents ne touchent plus au liquide. Et travaillent debout derrière leurs guichets devenus comptoirs. En juillet 2014, les bureaux de Saint-Herblain / Sillon, Nantes Contrie, Zola et Champ de Mars étaient ouverts en Loire-Atlantique, tandis que ceux de Pontchâteau, Nantes Saint-Jacques et Saint-Brévin devaient être transformés en ESCI.

Le but est double : se débarrasser des clients pauvres (désignés sous le nom de code MS4) imposés par l’héritage de service public, et du réseau historique des bureaux de poste, qui représentent cependant un patrimoine immobilier conséquent. Pour les clients pauvres, la solution adoptée est le matraquage et la diminution du service client : « rejet systématique des prélevements en cas d’insuffisance des provisions pour les MS4 (pour les autres, contact téléphonique ou mail requis avant rejet éventuel), consignes de renvoi vers des automates téléphoniques pour les MS4 en cas d’appel au 3639, frais d’envoi d’une lettre verte de 3€ en cas de chèque sans provision, etc ». Tout semble être mis en œuvre pour se débarrasser de la mission d’accessibilité bancaire au plus grand nombre confiée par la loi à la Poste.

Pour les bureaux de poste, après des centaines de fermeture en milieu rural – qui ont nourri d’autres maux, comme la désertification rurale, l’effondrement du lien social ou le déclin des campagnes – ce sont maintenant 7000 bureaux urbains qui devraient être transformés en automates posés dans les mairies ou déplacés dans les supérettes dont les caissières feront les opérations postales simples. Cela devrait permettre à la Poste de faire rentrer du cash – en ville les immeubles et les terrains à bâtir coûtent cher – mais inquiète jusque dans les plus grandes métropoles du pays où le départ de la Poste d’un quartier signifie forcément moins de passage et donc moins de clients pour les commerces qui ont survécu à la crise et à la concurrence des centres commerciaux périphériques.

Cette cession de 7000 bureaux de poste principalement urbains ou péri-urbains est tout à fait logique pour SUD-PTT : elle a pour objectif de « créer un réseau purement bancaire, sans activité courrier, de 2600 agences. Le reste des points de contact, c’est à dire les ruines des 14.400 bureaux restants, ne sera plus géré à terme par le réseau, mais sans doute par les directions du courrier, par les mairies ou par des commerçants ». Bref, privatisé pour ce qui est rentable et fermé pour ce qui ne l’est pas. Tant pis pour les usagers : si les services publics les abandonnent, le Trésor Public pense toujours à eux.

28 juin 2015

Service public postal : des élus dans la rue

 

Une petite trentaine d'élus ont manifesté hier matin, à Châteauroux.

Châteauroux. Hier matin, une trentaine d’élus de petites communes du département ont manifesté contre le démantèlement de La Poste en zone rurale.

   

 Non au démantèlement du service public de La Poste. Rassemblés derrière cette grande banderole, une petite trentaine d'élus de communes rurales du département (Mézières-en-Brenne, Vatan, Tendu, Villedieu…) ont manifesté, hier matin, à Châteauroux.

" Le monde rural veut vivre "

Le maire de Clion, Williams Lauérière, est particulièrement impliqué dans cette lutte. Il dénonce un « monde rural condamné à mort, mais qui veut vivre. A Clion, les horaires d'ouverture du bureau de poste ont déjà été réduits de moitié. La direction de La Poste vient de m'écrire pour m'annoncer qu'ils vont être encore diminués. S'ils suppriment des heures d'ouvertures du bureau, il y a forcément moins d'activité. Or, ils refusent de comptabiliser l'activité des grosses entreprises de la commune qui expédient de nombreux colis tous les jours. Ils considèrent que les colis pré-affranchis ne relèvent pas de l'activité du bureau de poste. C'est une aberration. J'ai écrit plusieurs fois au préfet pour lui faire part de mes inquiétudes. J'attends toujours la réponse ».
Pascal Maitre, conseiller municipal à Saint-Marcel, est tout aussi remonté : « Les responsables de La Poste obéissent uniquement à des logiques de rentabilité. Ils ont pour projet de faire disparaître les bureaux de poste dans les petites communes, pour faire des économies de personnel et nous proposent toujours les mêmes solutions : remplacer le bureau de poste par un point-relais poste, chez un commerçant, ou par une agence postale communale, qui représente une charge supplémentaire pour la commune. Ils oublient qu'ils ont une délégation de service public. Ce rassemblement est une première action. Je suis bien décidé à continuer jusqu'à ce que La Poste accepte de revenir sur son projet ». Les habitants de ces communes, qui sont les premiers concernés, avaient été invités, par les élus, à se joindre à eux pour manifester. Un appel qui n'a visiblement pas été entendu.

 

26 juin 2015

Respecter les travailleurs grecs

Le peuple grec ne doit plus être soumis à une austérité destructrice comme c’est le cas depuis plusieurs années.

Le gouvernement grec résiste, à juste titre, contre l’orthodoxie économique et financière découlant du pacte budgétaire européen et de la pratique du FMI.

Pour le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, un accord doit respecter les travailleurs et retraités grecs et le droit démocratique du peuple grec. Dans le cas contraire, l’autoritarisme social serait à nouveau la face cachée du néolibéralisme avec tous les risques sociaux, économiques et démocratiques.

 

26 juin 2015

Besançon : journée chargée en mouvements sociaux

 

La Poste, les personnels de la santé et de l'action sociale, les artisans taxis, EDF : tous mobilisés aujourd'hui.

Alors que le projet Grand Besançon 2016 a démarré, plusieurs organisations syndicales du groupe La Poste ont déposé un préavis de grève pour le 25 juin 2015 contre la future plateforme industrielle délocalisée à Dijon. Le projet se veut "100% vert"... Mais menace certains emplois.

Que dit le projet ? 

Le projet du groupe La Poste a pour ambition de créer la première plateforme de Services-Courrier-Colis 100% électrique sur un site de 8.000 m2 installé avenue Clemenceau à Besançon. Le projet s’inscrit dans "la politique de développement durable de la ville". La Poste mettra à disposition sa logistique et son parc de véhicules électriques. L’objectif est double : décongestionner le centre-ville bisontin et diminuer les émissions de C02 de 900 tonnes.

Un investissement d’un million d’euros est prévu pour l’aménagement du nouvel établissement. 

Quels changements pour les agents ?

Le traitement mécanisé, actuellement assuré à Besançon, sera transféré à Dijon, au cours du premier semestre 2016. Selon la Direction, la plateforme dijonnaise est dotée "d’un outil industriel performant et de machines de tri dernière génération". 

Les premières négociations ont débuté fin mai 2015. Les 3 et 5 juin derniers, les syndicats ont été réunis dans le cadre de bilatérales organisées avec la Direction. Des possibilités de reconversions ont été proposées aux 50 agents concernés par les transformations. La Direction a assuré que "la transformation se fera dans le respect de l’accord qualité de vie au travail" et que "chaque agent bénéficiera d’un accompagnement personnalisé et d’un programme de formation conséquent". 

Toujours selon la Direction, des postes seront réservés aux agents qui souhaitent poursuivre leur activité à Dijon. La Poste garantit a ceux qui souhaitent rester en Franche-Comté, un poste dans le secteur de la distribution ou une autre activité dans la future organisation.

26 juin 2015

Philippe Dorge, le «cost-killer» de PSA, rejoint La Poste

  PSA-Peugeot-Citroën a annoncé ce jeudi le départ de son directeur des ressources humaines, Philippe Dorge, pour le groupe La Poste. C'est un « cost-killer » qui arrive dans l'un des services les plus impactés de l'entreprise au capital 100 % public : le courrier.

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